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L'objet de ce livre a été à l'origine de publier les carnets de comptes rendus de spectacles et de voyages qu'André Gintzburger (Gintz pour ses vrais amis, André pour ceux qui se disent tels) avait rédigés au jour le jour pendant trente ans, de 1960 à 2000.Il fallait les déchiffrer car ils étaient jetés d'une plume hâtive dans des carnets. C'est donc leur transcription lisible qui est livrée aux lecteurs grâce à l'édition. L'originalité de ces critiques, c'est qu'elles sont liées à des repères personnels. Pendant plus de cinquante ans, André Gintzburger a aidé de nombreuses compagnies théâtrales ou apparentées à se faire connaître à travers le monde. Certains, et non des moindres (tels Antoine Vitez à ses débuts, Jean Luc Courcoult du Le Royal de Luxe, Bartabas de Zingaro, Pierrot Bidon d'Archaos!) ont vu en lui un passeur.Toujours à la recherche de nouveaux talents, la boutade d'Eugène Ionesco fut tout au long de sa vie comme une devise : " L'avant-garde, c'est ce qui marche en avant du gros des troupes ". Il a semblé nécessaire à l'auteur que les gens fassent connaissance avec l'homme qui a vécu les trois-quart du XXe siècle et déjà une décennie du XXIe à la recherche à travers le " théâtre " de lendemains qui seraient meilleurs.Ce fut pour lui, il ne le cache pas, un long parcours de rêves et de déceptions, avec souvent beaucoup d'indifférence, de la curiosité parfois. Ce choix du " théâtre " comme repère en serait il responsable ? Cet art fut il vraiment " le reflet des temps ? ".